promenades clandestines
série de 28 photographies, tirages en digraphie : 30 x 40 cm, et sur bâches : 100x150 cm,
Résidence à l’institut français de Casablanca, 2004-2005
À cause de sa modernité fulgurante, on dit de Casablanca qu'elle est "une ville sans passé." Dans cet univers qui se renouvelle sans cesse, Anne Laure Boyer a passé beaucoup de temps à explorer les zones d'ombre d'une mémoire urbaine démembrée, pour s'initier au passé d'une ville où elle était arrivée par hasard. En traçant ce chemin initiatique, elle a réalisé un inventaire subjectif de plusieurs sites abandonnés ou en friche, sous forme de photographies accompagnées d'un récit à la première personne. À mi-chemin entre le documentaire et le poétique, cet inventaire se pose comme un regard possible sur notre rapport à la disparition du passé. Comment regarder ce qui meurt ? À quoi cela nous renvoie ? Comment vient la charge mémorielle ? Quelle est la position du photographe, et par extension, la place de l'individu face à un temps qui le dépasse ?